Euro 2008

Euro 2008
Petite parenthèse sportive avec l'avant-dernière journée de qualifications pour l'Euro 2008. Quelques surprises et quelques confirmations, quelques décéptions et quelques joies. Joie et surprise à voir la Pologne enfin se qualifier pour son premier euro, en sortant d'un groupe assez relevé avec le Portugal, la Serbie, la Finlande...ou la Belgique (enfinj, celle de 2002). Les plombiers de toute l'Europe ont dignement fêtés ça hier soir, et moi aussi d'ailleurs. Enervement suite à la qualif des Italiens, l'une des rares équipes que l'on parvient à haïr aux quatres coins de la planète. Non-content de déployer l'un des spectacles les plus anti-jeu du monde du sport, avec leur fameux "catenaccio" (verrou en italien), ils nous gratifient aussi de gestes théatraux dignes de la Renaissance. Certe, ils doivent faire partie des meilleurs comédiens, car comment expliquer qu'à chaque match, ça soit la même chose. Deja contre l'Australie en Coupe du Monde, comment expliquer le penalty imaginaire. Hier, récidive contre l'Ecosse: alors qu'un défenseur ecossais s'apprete à dégager la balle, un italien lui fait une prise de catch. Faute pour l'Italie (...). Sur l'action suivant la faute, Panucci donne la victoire aux Transalpins. On est à la 93e minute de jeu, et ce goal qualifie l'Italie mais aussi la France, mais élimine aussi l'Ecosse. A choisir, j'aurais mille fois preferé de voir les Ecossais, combatifs jusqu'au bout, témoins du fighting spirit, plutot que ces pédales italiennes, regroupé en défense et ne se lachant qu'en contre-attaque. Bref, l'un des footballs les plus moches de la planête. Quel dommage car il y a pléthore de bon joueurs, comme Pirlo ou Toni ou j'en passe. Symbole d'une crise ou pas? Nan, ça a toujours été comme ça. Mais la, le foot italien est retombé en plein dedans en tout cas, avec la mort d'un supporter de la Lazio, et des affrontements qui avaient tout d'une guerre civile. Cette qualification va peut-être calmer les esprits et nettoyer la plaie de tout ce que le football véhicule, malgré lui, de plus ignoble: hooliganisme, racisme, corruption et compagnie.
Signalons aussi les belles qualifications d'autres pays de l'Est: Roumanie, Croatie ou encore Tchéquie, qui dévellope un beau jeu. N'oublions pas les éternels rivaux grec et turc, ainsi que les Pays-Bas et l'Allemagne. Il reste encore une journée pour determiner les derniers qualifiés, surement l'Espagne, le Portugal et l'Angleterre, et autres...Voila, petit coup de gueule sportif, et allez la Pologne

# Posté le dimanche 18 novembre 2007 06:40

R.A.P.

R.A.P.
Parmis nos mille et une cogitations, une incessante question me tarraude: le rap en vaut il encore la peine? Emotionnellement, je me dis que oui, quand je vois que Michael Youn fait un disque d'or en copiant le modèle du rap et que des talents comme la Rumeur, Rocé, Casey ou Flint sont des qasi inconnus pour les "amateurs" de rap. Le phénomène Fatal Bazooka est à lui seul, révélateur de l'état du rap français et de son problème. Personnellement, je pense que le problème principal du rap est qu'il n'est pas pris au sérieux. La faute à beaucoup de pseudos rappeurs qui se plaignent d'une vie qu'ils n'ont jamais vécu, paradant avec le quatuor bling bling - meufs - guns - caisse. Je ne citerai pas de noms mais Booba ou Rohff...Certes, l'inspiration est étasunienne, mais faut savoir que la bas, les rappeurs sont qasiment des "entertainers", ils savent faire le show, et sont considérés comme des personnalités publiques, et si cela n'excuse pas leur image, ça les conforte. En France, par contre, les "gangsta" rappeurs sont la risée de la communauté hip-hop, mais surtout, ils sont considérés par le grand public comme l'image du rap, des matérialistes machos et mythos. Michael Youn a très bien compris ces codes et s'en est servi pour batir son succès. Et c'est en ce sens que ça fait mal. Le rap est un message de revendication, un état d'esprit, une possibilité pour ceux que l'on entend jamais de prendre la parole, un grand cri pour échapper à une misère sociale ou affective. Pas un instrument pour faire le bouffon. Et le public ne veut pas prendre ses revendications au sérieu. Il me rapelle Marie-Antoinette, peu avant la Révolution française, qui disait "Pourquoi veulent ils absolument du pain? Qu'ils mangent des brioches!". En gros, c'est ça. Tant que le public ne comprendra pas que le hip-hop n'est pas une musique de bitches mais bien un cri du coeur, on aura toujours des éléments corrompus. Ou tout simplement des gens qui ont chaviré. Je ne retrouve plus le Soprano des premiers Psy4, il est passé à une vieille soupe démagogique, avec ses "halla, halla" à la con. Tout comme le reste de Marseille. Le dernier IAM est loin du niveau. Ne parlons même pas de la FF. L'Algérino et Kenny Arkana ne m'ont jamais attiré, mais ça c'est personnel. Au final, les seuls phocéens à tirer leur épingle du jeu sont les Chiens de Paille, un des meilleurs groupe de rap pour moi. Et à Paris, le constat n'est pas plus reluisant. Figure de l'indépendant, Booba s'est cramé tout seul, d'abord par la médiocrité de son dernier album, ensuite par ses paroles déplacées, puis enfin par sa sortie médiatique à la Starac...Puis les éternels démago comme Diam's, Disiz ou Sinik (qui a pourtant de très bon textes) n'aident pas à retablir la vérité. Il est bien loin l'age d'or jusqu'au début de l'an 2000. IAM sortait son légendaire micro d'argent, NTM suivait et enfin Lunatic. A la même époque apparaissent les premiers maxis de la Rumeur, groupe qui a atteint sa maturité apres 10 ans de carrière (voir l'article plus bas). Mais après? Des coups d'éclats sporadiques de quelques groupes ou rappeurs. Sinon le néant...perpétuant les stéréotypes des gens sur les casseurs mysogines d'au dela du périph'...
Si le rap c'est cela, je prefère qu'il meurt. Et qu'on nous laisse le vrai hip hop, celui qui vibre des coups de fouet dans les champs de coton, et qui sent l'essence sur les voitures. Hip Hop forever

ps: désolé pour le coté décousu, c'était un cri du coeur que je ne savais pas exprimer

# Posté le dimanche 28 octobre 2007 12:01

Le triangle des humeurs...

Le triangle des humeurs...
Société étrange, il est clair, qui se passionne pour des débats stériles, que t'arrive-t-il? Ta frénésie s'apelle démocratie, laïcité, ou liberté d'expression. Trois mots que tu galvaudes et déforme à tes propres fins dans une écoeurante démagogie. Depuis 2-3 ans, à force d'écouter, lire, ou regarder, je me fais tout doucement mon idée sur tes principes, et ceux de tes citoyens. Que de conneries ne furent pas proférées sur un des sujets ou tous réunis, grâce aux adeptes de la ligne occulte de nos sociétés. Mine de rien, j'ai envie d'aborder chaque sujet séparrement.

La laïcité

Depuis la question du port du voile, une hystérie sidérante s'est emparée des consciences et du débat public. Ce qui me fait le plus rire, c'est ces milliers de gens, jusque la silencieux, qui subitement se déchainent en proclamant la barbarie arabo-islamique aux portes de nos écoles, un machisme médiéval empéchant les jeunes filles de porter string et hauts-talons, "un choc des cultures", pour reprendre l'expression chère a Samuel Huttington, l'incompatibilité de l'islam avec la démocratie, l'"islamisation des esprits" (Robert Redeker), et j'en passe...Quelle haine mais surtout quel suivi! Dans le langage de la mode, on apelle les gens qui s'habillent derniers cris des "fashion victims" ou "fashion addicts". Je vais sciemment reprendre le premier terme, car c'est peut-être eux les premières victimes de leur pauvreté intellectuelle. Attention, il ne s'agit pas forcément de gens stupides. Des gens respectés et pas forcément bêtes tombent dans le panneau. Je pense entre autre à Nadia Geerts, qui n'est pas quelqu'un de mauvais, simplement quelqu'un qui confond. On en est parfois arrivé à des démonstrations dramatiques ("...tout comme ces 3cm² de voile qui plongent dans la psychose...",La Rumeur, Soldat lambda). Racisme primaire? Entre autre. Ignorance du sujet? Surtout. Beaucoup de Belges, de Français, et autre Occidentaux, ne voient le voile que comme l'expression de la domination et de la soumission de la femme par rapport à l'homme, alimenté par des clichés de femmes entièrement couvertes de la tête aux pieds en Afghanistan, ou par les diatribes des Mi-Putes, Mi-Soumises (qui, dit en passant, compte plus de femmes blanches quinquagénaire diplomées que de soi-disant filles battues, violées et je ne sais quoi). Et ces clichés et cette opacité sont bien souvent repris par les médias, qui se révèlent être les seuls filtres de connaissance pour certaines personnes. Je le confesse, je fus surpris aussi. Mais au final, omnibullé par ces "découvertes" qui ne font que renforcer leur ignorance, et donc la peur de l'autre, les gens ont accueilli avec satisfaction une loi obscure parlant de laïcité et qui interdisait d'arborer des signes religieux. Violent camouflet pour la communauté musulmane, car les filles sont les plus aptes à l'école, et obtiennent souvent de bons résultats scolaires. En leur interdisant la fréquentation de l'établissement, on renforce le sentiment d'isolement de la personne, qui a souvent tendance à se replier sur sa communauté et à integrer des écoles-ghettos. Au nom de la laïcité. Et encore, on interdit les écoles islamiques, alors que les écoles catholiques ou juives sont admises. Encore la laïcité? Au fond, qu'est ce que la laïcité? C'est la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Bien. On est d'accord. Cela s'applique donc aussi à l'école. L'école doit être non-religieuse, c'est à dire, non guidée par une idéologie théologique, on est d'accord. Mais quid de ses étudiants? Premièrement, ils ne sont pas fonctionnaires ni de l'Etat, ni de l'école. Deuxièmement, l'école est obligatoire et surtout espace de discussion publique. Va-t-on refuser l'admission d'élèves sous des pretextes falacieux? Récemment, en Lybie, le ministère de l'Education a interdit aux enfants étrangers et aux enfants de Lybiennes mariées à des étrangers l'éducation et les soins de santé gratuits. Normal dira-t-on, c'est la Lybie, pays gouverné depuis près de 30 ans par Kadhafi, un fou mégalo. Mais la, on est en Europe, continent des soi-disantes Lumières, patrie des Droits de l'Homme (blanc?). Mais balayons aussi devant nos casbahs. Une des motivations principales de cette décision, fut le regard (souvent faussé) porté par nos dirigeants et spécialistes vers le Moyen-Orient. Leurs yeux s'arrêtent indistinctement sur l'Iran, l'Arabie Saoudite, les pays du Golfe, où le statut de la femme n'est pas des plus reluisants. Leur logique conclut donc que ce voile est un obstacle à l'émancipation des femmes. Et qu'il faut l'interdire dans ce havre de liberté qu'est l'Europe, mère de la démocratie. Mais en interdisant, ne se retrouve-t-on pas dans la position de départ? Si, seul le motif change. On passe d'une obligation à porter le voile à une interdiction de porter le voile. Enfin, obligation...je m'égare. Car dans leurs esprits, les pères et frères mysogines ségreguent leur filles dans la prison de la tradition. Je me demande si il ne leur est jamais venu à l'esprit qu'une écrasante majorité de jeunes files portent ce voile par principe et de leur propre volonté. Je l'avoue, je fus surpris aussi...de découvrir qu'elles sont comme nous: elles mangent des biscuits au chocolat, elles regardent Prison Break, elles aiment êtres coquettes (ça dépend lesquelles...). C'est con, mais tout simplement, je ne savais pas, car je n'ai jamais été confronté à elles. J'avais auparavant du respect pour elles mais sans toutefois les connaître, simplement mon principe de tolérance. Depuis que je suis à l'unif, j'ai appris à aller au delà du voile (façon de parler). Alors, qui es tu laïcité?
Le terme est aussi galvaudé au niveau politique. En Europe, être laïque, c'est souvent être contre le voile, et hurler avec les loups contre des gens qui n'ont rien fait. En revanche, être laïque au Proche-Orient me semble un combat plus juste, si il n'est pas exploité à des fins personnelles. Je m'explique: l'Iran, ce fabuleux pays, est l'exemple même d'une société ayant besoin de laïcité, puisque dirigé par une théocratie. Par contre, la laïcité peut se reveler manipulable. La Turquie, et son armée "garante de la laïcité". Dans ce pays, la "laïcité" fut un pretexte à des arrestations et exécutions sommaires. En Irak ou en Syrie, le parti Baas était un régime laïque. Et certes, je n'aime ni la famille el Assad, ni la famille Hussein, il faut bien reconnaître le coté cosmopolite de ces deux sociétés. Que dire aussi de l'Egypte, où les arcanes du pouvoir sont séculières, et ce, malgré la féroce représsion et la censure qui s'abat sur les opposants.
La laïcité n'est qu'un argument, utilisé par des gens plutot que pour des gens. On est loin du combat de Qassem Amin en Egypte, qui se battait pour que les femmes ne portent pas le foulard. C'était la, une révolte venant du bas, une demande populaire et sociale. Et on se retrouve en France et en Belgique avec une "révolte" venant du haut, quelques illuminés pensant agir pour le bien de la communauté musulmane contre d'autres illuminé dont le président du PJM, monsieur Bastin. Le PJM (parti des jeunes musulmans, une aberration) devrait être interdit puisqu'il a un caractère religieux. Tout comme devrait l'être les partis chrétiens.
Au final, laïcité, on te malmène des deux cotés dans un combat anachronique et surtout hors contexte. A l'heure où l'on parle de démocratie, ses principes les plus élémentaires ne sont pas respectés dans "ses plus ardents défenseurs"(...).

prochain sujet justement, la démocratie...

# Posté le dimanche 07 octobre 2007 07:22

Modifié le dimanche 07 octobre 2007 08:00

playlist 8

playlist 8
-Le Bon Dieu est une femme - Corneille: si c'est po magnifique cette chanson...sa voix, le message, la petite boucle mélodieuse...Ce type a une sensibilité qu'on ne réalisent pas toujours...

-Cakkidi - Kenan Dogulu: pétage de rire le r'n'b sauce turque. Le beat est vraiment pas mal et ça passe agréablement dans les oreilles. A voir, le clip, etrange mais qui contient deux trois danses pas mal.

-Everything's gonna be alright - Aaliyah: un autre morceau de notre princesse tragiquement disparue, pitite ballade tranquille avec toujours sa voix magistrale. R.I.P., in your loving memory...

-A vava inouva - Idir: probablement la chanson la plus apaisante que je connaisse. Le tube ultime du bien connu chanteur berbere Idir. Traduit dans une douzaine de langues si pas plus. A déguster sans modération...

-Baby I got your money - Ol' Dirty Bastard ft. Kelis: un morceau old school indélébile des mémoires des afficionados du hip hop. Notre regretté ODB signait la un morceau mythique qui raisonne encore dans nos tympans. R.I.P., in your loving memory...

plutôt sombre cette playlist n'est il pas?

# Posté le vendredi 17 août 2007 14:09

fuck...

fuck...
a tout les posteurs de commentaires stupides de pubs pour je ne sais quelle série a la con ou je ne sais quel nouvel artiste futur star des charts (et des paquerettes...), vous me faites chier, j'en ai marre de ces trucs pourris qui viennent polluer mon ordi. Alors, excepté ceux qui sont dans mes favoris, tout les autres comms de pubs ne sont pas les bienvenus. Voila, c'est dit, c'est fait...

# Posté le mercredi 15 août 2007 04:52

Modifié le dimanche 28 octobre 2007 10:52